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Troll, drama queen et hater, les 3 plaies du web spirituel et/ou païen

En plus de 17 ans de web et notamment sur la sphère néo-païenne/spirituelle, j’ai pu en croiser des casses-couilles (pardonnez moi l’expression). Dans cet article je te brosse le portrait de 3 types d’internautes, qui peuvent venir pourrir ton site web païen, ton groupe de discussion spirituel, ton projet associatif ou ta chaîne Youtube (païen ou pas…). Ce type d’internautes se retrouvent d’ailleurs dans un peu dans tous les types de communautés. Alors si tu te lances dans la création d’un blog, d’un groupe Facebook, d’une chaine Youtube ou autre, autant que tu sois prévenu…il est possible que tu croises….

1. Le troll

En argot du web, le terme troll définit une personne ou une attitude (troller), qui vise à créer des polémiques ou des discussions enflammées.

Le troll irréfléchi

Il y a le troll idiot. Généralement il ne lit pas les articles, les messages postés et commente sans réfléchir. Il n’a pas de mauvaises intentions. Il reste gérable. C’est pas le pire. C’est souvent un novice, qui ne prend pas le temps de comprendre la discussion où la communauté dans lequel il arrive. Il va donc poster ses questions en rafale, sans regarder si juste avant les gens n’ont pas déjà répondu. C’est le plus soft.

Le troll machiavélique

Ensuite vient le troll intelligent et vicelard, qui vient clairement avec une mauvaise intention. C’est à dire créer une polémique et/ou voir les discussions déraper. Son but peut-être de perturber le média social sur lequel il agit voir parfois de créer des tensions dans un groupe, amener les membres à s’entredéchirer ou deux communautés à se détester. Il agit pour cela en exacerbant les divergences entre les gens.

Le troll se reconnait à plusieurs traits de caractère(liste non-exhaustive) :

  • Il ne supporte pas la contradiction et a toujours raison.
  • Le troll se nourrit des réactions des autres, il continuera de poster tant qu’il reçoit de l’attention des autres ou constate que ses propos ont de l’effet. C’est ce qu’il cherche.
  • Il essaie de se faire passer pour la victime dans l’histoire, victime de ceux qui le critiquent, victime des modérateurs qui interviennent pour le cadrer, victime des admins qui le bannissent, etc. A l’entendre, c’est le roi des gentils, un vrai bisounours et on porte atteinte à sa liberté d’expression en le recadrant.
  • Lâche, il se cache derrière un ou plusieurs pseudos ou possèdent plusieurs comptes pour parfois venir au secours de lui-même dans les débats.
  • Son caractère est aigri et traduit chez lui une grande frustration.
  • Manipulateur; il peut déformer les propos d’une personne dans le but d’en faire la cible de la vindicte des autres.

La meute de trolls

Enfin, il y a les groupes de trolls, dont l’intention est de pourrir la vie d’une victime jusqu’à aller au harcèlement. Ils se déplacent en meute, comme des prédateurs à la poursuite d’une proie à anéantir. Malheureusement, cela peut avoir des conséquences graves. Ainsi certaines victimes peuvent se sentir si détruites par leurs attaques, qu’elles peuvent perdre confiance en elles, devenir dépressives voir suicidaires. Le comportement de ces groupes est un vrai problème de société. Leurs agissements sont illégaux et doivent être signalés aux services compétents.

2. Définition du drama et de la drama queen

Ne pas confondre avec les dramas coréen…. qui sont des minis séries TV. Quoi que quelque part, y’a un lien.

Un drama effectivement, c’est un peu comme un spectacle. Un évènement minime, qui prend des proportions de « scandale » alors que franchement y’a pas matière à ce que ça le devienne. C’est l’équivalent de l’expression « en faire tout un drame ». Et y’a des spécialistes dans ce domaine, on appelle ça des dramas queens, hommes ou femmes. Une drama queen, c’est aussi pénible qu’un troll, mais pas tout à fait pour les mêmes raisons.

Caractéristiques d’une drama queen ou d’un drama king parce que c’est pas exclusivement féminin…

  1. Exagère la situation et ses conséquences. Par exemple que la fermeture d’un groupe de discussion sur une tradition équivaut à la mort de la tradition. Rigolez pas, ça c’est déjà lu sur le web.
  2. Aime les embrouilles ou les drames, même si s’en défend. Un rien peut l’amener à mal interpréter les actions ou les paroles des autres et à les prendre pour une attaque, un manque de respect, etc. Le/la drama queen/drama king serait même capable de s’embrouiller avec son reflet qu’il verrait dans l’eau d’un lac, juste parce qu’il est pas conforme à ce qu’il/elle s’imagine de sa personne.
  3. Pense que c’est toujours la faute des autres et prend tout de façon personnel. C’est la faute des autres si on parle pas assez de lui/elle, si y’a pas assez de personnes motivées pour suivre ses projets, adopter ses rituels, lire ses livres, s’inscrire à son groupe de discussion, etc. C’est son côté Calimero. Il/elle voit toujours le pire d’une situation, quitte parfois même à avoir une vision du monde totalement déformée. Si quelqu’un lance un projet, c’est forcément pour lui faire de l’ombre, par jalousie, pour lui piquer ses idées, etc.
  4. Pense que ses problèmes sont plus importants que ceux des autres. D’ailleurs tout ce qui lui/la concerne est plus important que le reste du monde, plus grave, plus sérieux, plus créatif, plus digne de reconnaissance, plus extra-ordinaire… Les autres ne sont pas à sa hauteur et il/elle n’hésite pas à le faire savoir. Les divinités sont avec lui/elle, voyons.
  5. Vis sa vie comme une série TV façon les Feux de l’Amour, Dallas ou un drame antique. Faut que tout soit théâtralisé, qu’il y ai des scandales ou des rivalités pour faire parler de lui/elle, une lutte, des détails croustillants, des potins et des ragots à disséminer à droite et à gauche, des ennemis qui veulent tout lui piquer. Il/elle a besoin de soigner ses entrées, ses selfies, ses panneaux de citations et ses costumes, bref son image de marque. Pourquoi ? Parce qu’il/elle se prend pour un influenceur/euse ou une personnalité importante du web dans son domaine.
  6. Il/elle a un égo surdimensionné. Il/elle a besoin de faire des annonces officielles pour un peu tout et n’importe quoi sur ses médias sociaux. Car il/elle a besoin d’un public pour regarder ce qu’il/elle fait. Le drama king/queen a besoin de reconnaissance constant, de se faire plaindre ou admirer… bref d’être le centre de l’attention.

3. Les haters

Les haters ou haineux s’apparentent aux trolls, notamment les trolls en groupe. Ils en commun avec eux de diriger leur vindicte sur une cible, un sujet ou une victime précise. Par contre, ils sont généralement souvent moins malins, car leur conduite est dictée par leurs émotions. Si le troll réfléchi à comment manipuler ou créer une polémique, le hater lui ai juste là pour balancer sa haine sans ambiguïté, dénigrer, juger, sans respect des règles de bienséance et anonymement. Il vient soulager sa frustration de façon cru et brut. Pour lui tout est prétexte à juger négativement sa victime que ce soit sa tenue, sa coiffure, ce qu’elle dit, son orthographe, sa diction, ses idées, la couleur de fond dans ses vidéos youtube, ses choix de tradition, de divinités etc. Frustré, il est probablement envieux de sa cible et si obnubilé par la haine qu’il lui voue, qu’il agit parfois comme si il vivait dans un autre monde. Dans un article de FUTURA SANTÉ, on apprend qu’une équipe de chercheurs s’est penchée sur le cas des « haters ». Cette étude a été publiée dans  Frontiers in Psychology. Ceux-ci ont conclu que les rageux du web auraient un niveau élevé de psychopathie (à lire ici, Réseaux sociaux : les « haters » pourraient être des psychopathes).

Il y aura toujours quelqu’un pour….

Voilà un bref portrait de 3 types d’internautes, qui peuvent venir pourrir ton site web païen, ton groupe de discussion spirituel, ton projet associatif ou ta chaîne Youtube. Certaines personnes sont parfois un mix de ces trois profils ou disons possèdent des caractéristiques communes aux trois. Les frontières ne sont pas étanches entre eux. Les médias sociaux sont un miroir déformant de la société. La haine et la frustration, que certaines personnes cachent dans leur vie réelle pour paraitre socialement acceptable, peut y trouver un exutoire. Ils se désinhibent, croyant que Internet leur permet d’être ce qu’ils ne s’autorisent pas à être en société. Quoi faire ? Les ignorer. Car finalement tous les trois sont des frustrés, qui veulent avoir votre attention. Pour ce qui est des « haters », il faut très vitre intégrer le fait qu’on ne peut pas plaire à tout le monde et que lorsqu’on crée du contenu web, on s’expose autant aux louanges, qu’aux critiques. Écoutez les critiques constructives, exposées avec respect et ignorez les haters. Idem avec le troll ou la drama queen, ne vous laissez pas entrainer dans leurs histoires. Laissez-les parler tout seul dans leur coin. Ils se lasseront d’eux-même. Et si les attaques dépassent les bornes de l’acceptable, n’hésitez pas à garder des copies d’écran, l’IP de vos agresseurs et à en référer à une autorité compétente (modérateurs, administrateurs, gendarmerie, police..).


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