Prier et prières dans une dévotion néo-païenne

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Prier. Par expérience, j’ai constaté que ce mot peut mettre certains de mes collègues (néo-)païens mal à l’aise. Car il évoque des souvenirs désagréables au sein d’une autre religion, suivie sans leur consentement (tradition parentale, pression sociale…). Ils préféreront utiliser des expressions comme entonner un hymne, rendre hommage ou honorer les dieux. Le mot prier prend chez eux une légère connotation négative. Il appartient au vocabulaire de cette autre religion, contre laquelle ils conservent des griefs. D’autres m’ont confié que l’acte lui-même les bloquaient. Ils ne savaient pas comment faire, quoi dire, comment se comporter… Le dialogue direct avec le divin sans une aide, sans une structure ou un intermédiaire, un mode d’emploi leur étaient très difficile. Pourtant l’acte de prier est peut-être la pratique, que la plus part des religions et des spiritualités ont en commun. Enfin, c’est ce qu’il me semble. Et vous ?

Prière d’intercession

Cherchons un peu du côté des racines de ce mot. Prier vient du latin precari, issu du verbe precor, qui signifie demander ou souhaiter. La prière est donc une requête adressée au divin. Par exemple à Ostara lors de l’équinoxe de printemps, je peux souhaiter pour moi-même et mes proches de futures bonnes récoltes dans tous les domaines de nos vies (relation, travail, santé…). Et lorsque je prie pour les autres, il s’agit d’une prière d’intercession. Vous retrouvez cette expression chez les religions du livre. J’en suis consciente, inutile de s’en s’offusquer. Appelons un chat, un chat. Il existe bien des synonymes du verbe intercéder, mais aucun n’est aussi pertinent. Par exemple avec intervenir, nous aurions la prière d’intervention… bof !

Prière de gratitude ou actions de grâce

Par la prière, il est aussi possible de faire preuve de gratitude et de remercier les divinités pour ce qu’elles offrent. Il s’agit de la prière de gratitude ou encore actions de grâce (…comme à Thanksgiving). Parmi les trois prières, que j’ai partagé dernièrement sur ce site, il y en a une qui a la forme d’une action de grâce.

Prière confidence

La prière peut aussi prendre la forme d’un dialogue intime avec «ce qui est divin». Je désigne ce type de prière par l’expression de prière confidence. Le pratiquant de tradition (néo-)païenne est suffisamment en confiance, dans une relation intime et sincère pour lui faire des confidences et solliciter son conseil. Si vous êtes comme moi, peut-être qu’un synonyme de confidence vous a traversé l’esprit. Je pense à confession, qui est une confidence. Hors je me suis bien gardée de l’utiliser, car la prière de confession existe dans d’autres religions. Mais, elle s’appuie sur une conception de la confession liée à l’idée du péché et du pardon, qui leur est spécifique. De ce fait, il n’est pas possible d’employer le même terme. Ce qui n’exclue pas que nous puissions parler de nos erreurs pendant une prière confidence païenne et souhaiter les réparer.

Prière d’adoration

C’est la prière du culte rendu à une divinité. Elle énonce généralement toutes les qualités appréciées chez elle, ses épithètes et pourquoi le dévot l’adore. Certaines ressemblent parfois presque à des chants ou des poèmes d’amour.

Prière de consécration

Elle est dite lors d’un acte de consécration. C’est à dire une dédicace ou des voeux prononcer pour suivre une tradition, entrer dans un sacerdoce ou passer un rite de passage.

L’ingrédient essence-ciel ?

C’est vous. Il n’y a pas entre guillemets de «bonne prière» sans sincérité, sans un engagement ou une foi qui vienne du coeur. Après et bien vous pouvez chercher vos mots, vous prendre les pieds dans le tapis ou trembler. Ce n’est pas le plus important. Osez parler avec votre coeur et le reste viendra avec la pratique.

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