Pratiquer l’éco-paganisme

Retour à : Blog spirituel, Eco-paganisme


J’avoue avoir un peu de mal à concevoir un néo-paganisme sans conviction écologique. Car de mon point de vue, le néo-paganisme est l’ensemble des religions de la terre. C’est à dire que le rapport à l’environnement y est important. Idéalement, il ne devrait pas y avoir de conception de type hiérarchie pyramidale avec l’homme au sommet de l’écosystème, le subordonnant à sa volonté (ses caprices ?). Au contraire, l’être humain est un élément de cet ensemble, un parmi d’autre. Il a fallu que j’aille chez les anglophones pour trouver quelques définitions du mot éco-paganisme, qui est probablement né chez eux d’ailleurs.Voilà ce que j’ai trouvé en vrac et traduit grosso modo…

Définition de l’éco-paganisme

L’éco-Paganisme est un mouvement néo-païen, qui centre son culte sur la terre ou la déesse de la terre. Il tente d’être politiquement actif dans les domaines de la protection de l’environnement, les droits des animaux, la médecine naturelle, etc. (Source : answers.com/Q/What_is_Eco-paganism)

Eco-Paganisme est une branche du néo-paganisme contemporain. Les éco-païens expriment leur spiritualité à travers l’activisme écologique et les rituels dédiés à la protection de l’environnement. La plupart des éco-Païens sont des militants écologistes qui ont été attirés par le paganisme. De nombreuses croyances éco-païennes sont enracinées dans l’éco-philosophie, l’écologie et l’éco-féminisme. C’est aussi l’expression d’un système de croyances holistiques, une façon d’être au monde. (Source : thegreenfuse.org)

Cette recherche a un peu éclairé ma lanterne. Je me rends compte que je suis un peu éco-païenne, mais là encore voilà une étiquette qui ne peut pas circoncire ma pratique totalement. Je vais finir par faire un patchwork avec toutes ces étiquettes, qui désignent une part de ma voie.

Pratiquer l’éco-paganisme ou l’écologie au sein d’une pratique païenne

Tout ça pour en arriver au fait, qu’être de spiritualité païenne m’incite à modifier progressivement mon quotidien pour tendre à plus de respect de l’environnement. Cette évolution est lente et progressive pour trois raisons :
– mon compagnon partage en partie mes idées sans être néo-païen, mais il est plus réticent à changer nos habitudes,
– les moyens à mettre en œuvre ne sont pas toujours abordables,
– trouver la « bonne » méthode en fonction de ses propres paramètres (budget, compétences, temps..).

quotidien

Ma méthode aujourd’hui se résume à 2 principes :
– aller du simple vers le complexe ;
– changer les choses en commençant par ce qui touche directement à son quotidien.

Il est possible de diviser son quotidien en plusieurs grands thèmes ou secteurs, qui sont liés entre eux ou contiennent des sous-thèmes.
Par exemple :
– hygiène, santé ;
– alimentation ;
– énergie (transport, chauffage, éclairage…) ;
– logement ;
– habillement ;
– culture, éducation ;
– divertissement, loisirs.

Dans chaque thème, il suffit de faire un état des lieux des gestes du quotidien et de voir comment il est possible de changer ses habitudes, en allant du plus simple au plus complexe, en fonction de ses moyens.

Quelques expériences concrètes

Par exemple, j’ai remplacé le shampoing des marques « vu à la télé », par la méthode du No Poo alternée avec l’utilisation de pain de shampoing solide Bio. En effet, j’ai du mal à pratiquer seulement le No Poo tout le temps. Si vous ne savez pas ce que c’est rendez-vous sur l’article d’Antigone XXI sur le sujet : Le jour ou j’ai arrêté de me laver les cheveux. 

Résultat : production de déchets d’emballage du poste shampoing quasi nulle, problème de pellicules disparu, exposition aux perturbateurs endocriniens et cancérigènes contenus dans ces produits réduites ou quasi-supprimée (diéthyl-phtalate, paraben, alkylphenol, formaldéhyde, etc), budget shampoing divisé par au moins 6 (voire plus).

Autre exemple, je suis en train de remplacer les éponges du commerce par des tawashi fait maison en tissu recyclé. Si tu ne sais pas ce que c’est, va voir par ici : Tawashi ma nouvelle éponge.

Enfin, l’hiver je mets désormais un abri avec une mangeoire pour les oiseaux. Je les aide à traverser la saison froide sans trop souffrir du manque de nourriture. Car ce sont de précieux alliés pour le jardin contre la prolifération d’insectes (oubliez les pesticides), en plus d’être les messagers des esprits.

Bref, pour moi l’écopaganisme, ça commence par regarder autour de soi comment transformer nos gestes du quotidien pour diminuer notre impact sur l’environnement.

2 commentaires pour “Pratiquer l’éco-paganisme”

  1. Mais oui! C’est une évidence quand on cherche à se rapprocher spirituellement de la Terre, notre façon de vivre doit devenir de plus en plus cohérente. J’aime ta démarche qui se ressemble beaucoup à la mienne. Commencer par des choses simples, s’y habituer, le faire sans y penser et ajouter une nouvelle chose.
    Je ne savais pas que cette façon de faire avait un nom (quelle manie avons nous de donner un nom pour tout!), mais je suis aussi de la partie! A bientôt!
    (tu as vu le film Demain? il en parlent très bien!)

  2. Oui, j’ai vue le film Demain. Pour avancer à petits pas, il y a une méthode japonaise qui m’inspire aussi c’est le Kaizen : amélioration continue à petits pas, progressivement, avec ses moyens.

Une question, une remarque ?

Vous pouvez poster ci-dessous vos questions ou votre témoignage concernant ce sujet.