Nommer son propre cheminement : retour au Tout et au Sol !

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J’estime avoir une forme de spiritualité, voie ou tradition personnelle, se rattachant au néo-paganisme. Naviguer là-dedans m’est devenu plus ou moins confortable au fil du temps. Cependant par période, le besoin de questionner ça et de le nommer revient. Chasser le doute, il revient comme un boomerang.

Nommer son cheminement spirituel personnel

Dernièrement, j’ai interrogé la part de la divinité qui me guide (patron.patronne, guides, esprits protecteurs..). Je leur ai demandé quel nom selon eux ou quel mot pouvait définir ma démarche, comme il y a la tradition netjeriste, druidique, différents types de wicca, etc. La réponse m’a surprise, questionnée et challengée… J’ai retourné le mot dans tous les sens. Ceux qui me connaissant, savent combien jouer avec les mots, chercher leurs sens multiples, cachés et les choses auxquels ils renvoient, me passionnent facilement.

Rendre public ou pas ce nom ?

Je me suis demandée aussi, si je devais révéler ce mot. J’ai parlé à des proches de cette quête. Ils se reconnaîtrons en me lisant. Et au final, je me suis dis, que ce sujet pouvait être rendu public. Car d’autres se posaient sûrement le même genre de question. En partageant nos expériences nous entraidons mutuellement dans nos cheminements. L’essentiel est de ne pas se copier. Si nous nous ressemblons dans nos questionnements, nos réponses ne sont pas forcément les mêmes.

Le tout, l’entier, le complet

J’ai entendu le son Ollo ou Ollon, la fin était pas très claire. Qui peut s’écrire en gaulois effectivement Ollo ou Ollon (grand, tout/tous, complet), c’est un adjectif. Ou alors cela rappelle le préfixe Holo (entier, complet, tout) grec et le terme aussi Holon. En finnois Olo, qui vient du verbe Olla (être, avoir, exister), et qui signifie l’être dans l’instant (bien ou mal), état dans laquelle on se trouve, sensation, sentiment. L’inconvénient est que souvent quand je reçois un mot pour réponse, on me précise pas forcément la langue. Ou alors c’est celle de la tradition/déité/esprit avec lequel je me sens en rapport dans la période pendant laquelle est posée la question, mais pas toujours. Le Ollo gaulois et le Holo grec se rejoignent dans le sens. Ce qui me ferait opter pour eux, ma sensibilité spirituelle étant plutôt européenne et liée à mon pagus, ces derniers temps. Les adjectifs de grand, entier, complet, tous/tout me semblent convenir pour qualifier « ce qui est divin » en cohérence avec ma conception spirituel. Cela me rappelle le « Tout qui est en tout » du Kybalion d’Hermès Trismégiste, ainsi que « l’un et le multiple » rencontré dans mon cheminement égyptien/netjeriste. Cette réponse est en tout cas suffisamment cohérente avec la réalité que je vis, ma voie et mon parcours, pour que je ne puisse la qualifier de recevable. Trouver le tout qui est en tout. Et je ne connaissais pas l’adjectif gaulois Ollo/Ollon avant cette recherche. J’ai découvert aussi la notion de Holon. Un holon (du grec ὅλον, « en entier ») est quelque chose qui est à la fois un tout et une partie

La terre, le fond/le fondement, la base et le sol

Sur le moment, je doutais. J’avais demandé de préciser. Un autre mot est ressorti, mais j’ai vite compris qu’il était un détail, mineur comparé à Ollo ou Holo. Je sais pas quelle écriture choisir. Il s’agit du gaulois reconstruit Bunda, qui a la bonde en français, donc la notion de sol, fond (fondation, fondement), base. Ce qui m’évoque la notion du pagus, de la tradition de la terre, du sol ou tu te trouves, de faire l’expérience du Tout là où tu es, ici-et-maintenant. Quelque chose de très ancré dans le présent, le réel, le renvoi à la terre, l’instant, le moment. Cette racine a donné « la bonde » en français, et est comparable au latin « fundus », en allemand « boden » pour désigner le sol, le provençale « bonda » pour un terrain marécageux ou encore le moyen irlandais bonn, bond pour « fond, base, plante de pied » (voir Dictionnaire de la langue gauloise, Xavier Delamlarre, éditions Errance 2003). C’est aussi cohérent avec ma pratique actuelle.

Sinon, bunda ou bounda, ça veut aussi dire « fesse », « cul » dans d’autres langues… mais là vraiment ça veut plus rien dire. Sauf si « ce qui est divin » a de l’humour. Sachant que bonde est un trou d’évacuation vers la terre de l’eau, d’un liquide… arrêtons nous là. Je disgresse et je divague.

L’indication donnée étant phonétique, je suis pas certains de l’orthographe à adopter. Ma préférence va au gaulois Ollo ou Ollon, malgré tout. Plus cohérent avec le sol où je me trouve. Je suis pas en Grèce.

Je n’en ajouterai pas plus. Parce qu’il y a des éléments de cette expérience, qui sont personnels, des compréhensions intimes, qui échappent à celui qui n’a pas vécu ma vie, aux regards extérieurs.

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