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Les défis de la parentalité païenne

Devenir un adulte païen, qui accepte sa foi « hors normes », n’est pas toujours une chose facile. Puis, faire son coming-out spirituel et en parler à certains de ses proches pour le vivre au grand jour non plus. Mais un autre défi peut attendre les néo-païens contemporains, celui de devenir parent, ceci avec un partenaire qui peu ou pas partager nos croyances. Tu as peut-être un ou des enfants comme moi ? Alors tu sais, que tu peux te retrouver en tant que parent, face à des questions, que d’autres formes de spiritualités, mieux acceptées par la société ne vivent pas. Dans cet article, je vais passer en revue quelques questions de la parentalité païenne contemporaine. Cependant, je n’apporterai pas de réponses de suite, car celles-ci dépendent aussi du contexte de chacun. Il n’y a donc pas forcément de réponses prêtes à l’emploi. Mais, j’y reviendrai plus tard.

1. Les célébrations annuelles et les rites de passage

Le premier d’entre eux concernent les grandes fêtes de l’année et les rites de passage. Selon ta tradition les datent ne correspondent pas forcément avec les jours fériés du calendrier de la société dans laquelle tu vis. Ensuite, il y a aussi les traditions du reste de la famille. Par exemple si tu viens d’une famille catholique, il y a Noël ou encore Pâques. Est-ce que fêter Noël dans ton contexte peut avoir un sens ? Comment expliquer à tes enfants les différences entre votre foyer, ses camardes de classe ou ses cousins ? Comment expliquer que le baptême, le mariage ou d’autres grands rites de passage sont organisés différemment ?

2. Inclure les enfants dans tes pratiques quotidiennes

Tu as peut-être des pratiques quotidiennes ou hebdomadaires. Les enfants sont très observateurs et notent de suite où se trouvent l’autel de la maison et ce que tu y fais. Ils posent donc rapidement des questions et peuvent même essayer de vous imiter. Il faut alors considérer à quel âge, il leur est possible de participer et à quoi, selon quelles conditions. Si ils en font la demande, est-ce qu’il est possible qu’ils aient leur propre autel et selon quels modalités. Et, si cela ne les intéresse pas comment vivre en respectant leur volonté d’avoir des croyances différentes.

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3. Trouver des activités ludiques et éducatives

Expliquer ses croyances et les présenter (ce qui ne signifie pas « convertir », attention !) à ses enfants peut passer par des jeux et des activités ludiques. Mais, tu remarqueras qu’il y en a peu de supports (livres, vidéos, jeux) et ils sont souvent anglophones. Ceci nous pousse donc à les créer nous-même ou à adapter l’existant à nos contextes.

4. Mode de vie et société

Certains d’entre nous ont peut-être des modes de vie alternatifs en lien avec leurs croyances, par exemple vivre en éco-village, en auto-suffisance ou pratiquer le véganisme, etc. Ceci implique que parfois les autres citoyens peuvent vous juger négativement et cela peut avoir des répercutions sur les enfants à l’école. La parentalité païenne implique d’être possiblement amené à gérer des tensions avec les adultes, leurs enfants et le corps enseignant, à ce sujet. Il faut parfois rappeler les lois à ce sujet, les droits de l’homme et la liberté de conscience, la laïcité, etc. Il est donc bon de connaître le cadre légale, dans lequel nous vivons pour arriver à un dialogue sain et vivre dans le respect mutuel. La différence ne doit pas être un prétexte à l’exclusion. Le paganisme n’enseigne pas le rejet, mais le « vivre ensemble », uni avec nos différences : « Un et multiple » !

Voilà quelques points, lorsque l’adolescence arrive, d’autres questions arrivent. Ici j’ai surtout pensé à la période enfance, du bébé à la fin de l’école primaire. J’ai probablement oublié des choses, et je compte sur ton témoignage pour enrichir cette réflexion.


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