Autonomie, créativité, authenticité et libre expression dans le domaine spirituel

Lecture de l’été, Elles ont fait l’Antiquité de Olivier Gaudefroy

Elles ont fait l’antiquité n’est pas le roman best-seller des plages 2019. Cela m’amuse de mettre en titre « lecture de l’été ». Car ça me rappelle les années collège et l’achat de romans à l’eau de rose entre copines l’été. Nous en faisions provision pour les lire sur la plage en lézardant au soleil avant d’aller se baigner. Trêve de plaisanterie, cet ouvrage a été écrit par Olivier Gaudefroy et publié en 2016 aux éditions Turquoise, dans la collection Le Temps des femmes. Il propose d’aller à la rencontre des femmes intellectuelles de l’antiquité, qu’elles soient savantes, philosophes, artistes, prêtresses ou politiques. L’auteur cible plus particulièrement l’antiquité grecque, romaine et un peu le bassin méditerranéen avec l’Égypte et Alexandrie.

Elles ont fait l’antiquité de Olivier Gaudefroy

De la difficulté d’être une femme intellectuelle durant l’antiquité

Recevoir une bonne éducation (équivalente à celle des hommes) et pouvoir parler de ses idées en toute liberté, n’est pas évident à cette époque pour une femme. L’auteur nous le rappelle en préface de son ouvrage. Il précise que la femme romaine était un peu mieux lotie que sa collègue grecque en matière de droits. Toute sa vie, elle est sous l’autorité d’un tuteur, d’abord son père, puis son époux. La femme grecque ne peut sortir seule de la maison, elle doit être accompagnée, alors que sa collègue romaine le peut. Je ne rentrerais pas dans les détails, ni l’évolution de leurs droits selon les époques, les exceptions et vous renvoie aux ouvrages consacrés à ce sujet. Car le sujet est vaste. Ce qui nous intéresse ici, ce sont les femmes, qui malgré ces droits limités, ont pu recevoir une bonne éducation et se distinguer par leurs esprits au sein de la société de leur époque.

Scènes de vie romancée avec une biographies

L’ouvrage aborde chaque portrait de femme en deux parties. D’abord Il y a une scène de sa vie, telle qu’imaginée et romancée par l’auteur, d’après les sources. Puis, il propose une courte biographie avec l’essentiel de ce que l’on sait actuellement. L’ouvrage comporte 25 portraits de femmes. Parmi elles, il y a entre autre (liste non exhaustive) :

  • les poétesses Sappho, Cléobuline et Télésille,
  • les savantes Theano de Crotone, Aglaonice et la célèbre Hypathie,
  • les philosophes Axiothée de Phlionte, Hipparchia de Maronée, Léontion ou encore Sosipatra,
  • les artistes Hélène d’Égypte, Eléphantiné ou Lala de Cyzique
  • et enfin les femmes politiques comme Aspasie, Olympias d’Epire, Cléopâtre VII, Agrippine la jeune ou Zénobie.

Cette ouvrage m’a permis de découvrir des visages féminins de la culture antique et païenne, peu connus. Je le recommande vivement pour cette raison. J’ai regretté, qu’il reste aujourd’hui peu de sources et de traces des travaux de ces différentes femmes. J’aurai été curieuse de découvrir leurs œuvres.


Pose tes questions ou laisse un commentaire.

(Les commentaires sont lus avant validation.)

Abonne-toi à l'infolettre !