Le poison du jugement a priori et des généralités

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J’avoue, y’a plein de choses à dire à ce sujet. Et en même temps, je ne sais pas par où commencer. Je vais essayer quand même. Quand je pense au jugement dans son aspect péjoratif, donc à tout ce qui relève des a priori, des généralités et des idées reçues, j’ai plusieurs exemples en tête. Donc, je e vais partir de là pour cet article, pour vous parler du poison de ce type de pensée simpliste.

Le poison du jugement a priori

Tout d’abord, je pense que vous avez tous vu cette scène un jour. Ou alors, on vous l’a raconté. Vous êtes dans un magasin. Et tout à coup vous entendez un gamin piquer une colère, parce qu’il veut quelque chose que ces parents lui refusent. Et forcément autour d’eux, on entend des gens murmurer, que :  » C’est un gosse pourri et gâté, mal élevé. Il a sûrement des parents laxistes, qui ne savent pas élever un gamin, avoir de l’autorité. Mais bon de nos jours, c’est le problème avec les enfants-rois ». J’ai eu moi aussi ce type de jugement, quand j’étais plus jeune. Parce que je ne savais pas ce que c’était d’être parent. Quoi que en y repensant, il y a des gens, qui sont parents voire même des grands-parents, qui ont ce type de jugement a priori. Comme quoi avoir l’expérience de la parentalité ne vaccine pas non plus de jugements hâtifs sur celle-ci. Reprenons cette scène. Nous avons des parents, qui refusent quelque chose à un enfant. L’enfant pique une colère, que les parents n’arrivent pas à calmer et cela attire l’attention de tout le monde. Nous avons énumérer ici les faits, bruts et sans faire d’interprétations, ni de jugement. Maintenant prenons les paroles des gens autour. Ils s’imaginent que cette scène signifie que :

  • les parents ont mal éduqué leur enfant,
  • leur éducation est laxiste,
  • l’enfant est capricieux, mal élevé ou la caricature de l’enfant-roi.

Mais sur quoi se basent-‘ils pour en arriver à ces conclusions ? Et bien un a priori et une forme de pensée simpliste. Pourquoi ? Parce que tous les enfants testent un jour ou l’autre l’autorité de leurs parents. Donc un enfant qui pique une crise dans un magasin, ne signifie nullement qu’il le fait tout les jours et tout le temps. C’est un comportement banal. Mais mis face à une foule dans un lieu public, ça devient soudain le centre d’attraction. Et donc la tendance des esprits chagrins, prompts à la critique, se manifestent à l’égard du trublion, qui a osé déranger leur tranquillité d’adultes « bien pensants». Si l’éducation de ses parents étaient laxistes, ils auraient donné ce qu’il veut à cet enfant pour pas l’entendre piquer une colère. Ce type de comportement n’est pas suffisant pour attester qu’on est face à un enfant-roi. C’est peut-être la cas, mais une scène de colère ne suffit pas pour pouvoir arriver à cette conclusion.

Les jeunes enfants par exemple piquent des colères parfois quand on les emmène dans les magasins, quand ils sont fatigués. Et ils se comportent d’une façon qui peut sembler capricieuse, vu de l’extérieur. Alors que c’est simplement le rhume qu’ils ont ou le manque de sommeil, qui les rend susceptibles. Genre de truc, qui peut arriver aussi à des adultes. Les enfants sont des adultes en devenir. Ce qui signifie qu’ils apprennent tous les jours. Et donc qu’ils commettent régulièrement, ce qui semble à nos yeux des erreurs, des comportements inadaptés ou des bévues. Cela fait partie de l’apprentissage. Personne n’apprend du premier coup, sans jamais commettre d’erreur.Un gosse qui ne commet jamais de bêtise, ne pique pas de colère ou ne teste pas l’autorité de ses parents, ça n’existe pas. C’est un pur fantasme. Si c’est le cas, c’est qu’il y a un problème. Ce n’est pas forcément un bon signe.

Le comportement de ton entourage n’est pas représentatif du monde en général

Passons à l’exemple suivant. C’est à dire quand on prend comme représentatif de la société des comportements observé chez soi ou autour de chez soi. Là je vais prendre le débat sur les violences éducatives. Les défenseurs de la claque et de la fessée, qui argumentent qu’ils ont des gamins dans leur entourage ou leur quartier, qui sont infectes par que leurs parents n’ont pas d’autorité. Et quand ils parlent d’autorité, ça signifie ne pas utiliser claque et/ou fessée. Donc, que les gens qui n’utilisent pas les violences éducatives, ont forcément des gosses infâmes. Et bien heureusement que les sociologues et les experts du monde de l’éducation n’utilisent pas leurs méthodes pour se faire une représentation de la société. Pour ce forger une image représentative de la façon dont les parents éduquent leurs enfants et leurs conséquences, ils prennent un panel représentatifs de la société. Puis, ils suivent l’évolution des enfants sur plusieurs années. Donc croire que parce que t’a vu tes voisins les Dupont ne jamais frappé leurs gamins difficiles, ça signifie que tout ceux qui refusent fessée auront le même résultat. Cela s’appelle une vision réductrice des choses ou aussi une pensée simpliste. Ne pas utiliser les violences éducatives pour éduquer sont enfant, ça ne signifie pas ne pas avoir d’autorité. Et cela ne signifie pas non plus ne pas avoir d’autres méthodes pour lui faire comprendre comment vivre en société, en se respectant et en respectant les autres. Si vous parcourez toute la France, vous en trouverez. D’ailleurs, les gens qui voyagent et vont à la rencontre de différentes cultures, par leurs expériences deviennent souvent plus ouvert d’esprit et moins prompt au jugement. Souvent ne veut pas dire toujours, of course. Pourquoi ? Parce que leurs expériences les a confrontés à plus de personnes, de façon de vivre et de cultures, qui les ont obligés à revoir leurs idées reçues. Leur vision du monde est plus large et pas limitée à la Rue Victor Hugo (et les rues voisines) de la commune de Saint Machin sur Seine.

On peut aussi prendre des exemples plus triviaux, comme Marie a eu des relations sexuelles avec deux hommes noirs, bien membrés. Donc tous les noirs ont un sexe plus grand que les blancs par exemple. Jusqu’au jour où elle rencontre Patrick, blanc comme un cul, qui bien monté fait volé en éclat sa croyance. Ou encore que tous les asiatiques mangent que du riz. Que tous les russes aiment la vodka, que tous les arabes manquent de respect aux femmes, etc.

L’habit ne fait pas la pute, ni le saint

Depuis l’affaire #metoo, les femmes ont libéré leurs paroles sur les remarques et les gestes déplacés sexistes, dont elles font l’objet. Là encore, certains vont dire : « Oui, mais t’as vu comment elle est habillée, elle l’a bien cherché, c’est de provoc…etc ». Ah et les prêtres pédophiles en soutane, leur tenue est censé inspirer la confiance et le respect. Pourtant, ça les a pas empêchés de commettre des actes hautement condamnables sur des enfants ! Et les femmes dilapidés en Iran ou autres pays sous le régime de la Sharia, elles portent le voile ou pire le niqab. Tu peux pas faire plus couvrant comme vêtement, pas un téton qui dépasse. Cela ne les empêche pas d’être violées, d’être accusées à tord de susciter les élans lubriques des hommes ou autres chefs d’accusation farfelus les conduisant à la prison ou la mort.

L’erreur d’interpréter le réel

Donc, le problème c’est pas la tenue. La tenue ne représente pas forcément les mœurs de la personne, ni une raison pour lui manquer de respect. Le jugement négatif est d’abord chez la personne, qui observe et porte ce regard biaisé sur l’autre. Interpréter la nature de l’autre, c’est comme le regarder avec un filtre déformant. On ne prend pas la réalité telle qu’elle, mais telle qu’on l’imagine à la mesure de ses propres références éducatives, culturelles, de ses expériences et de son éducation. L’apriori en dit plus sur la personne qui l’émet, que sur celle qui en est victime. C’est aussi une forme de médisance.

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