Autonomie, créativité, authenticité et libre expression dans le domaine spirituel

Le confinement d’une païenne

Je me rends compte que je n’ai rien écris ici depuis une vingtaine de jours. Pourtant, nous sommes en confinement et à la maison. On pourrait croire que j’ai le temps. En faite… pas tant que cela. Faire l’école à la maison et occuper le petit, gérer un ravitaillement efficace et une bonne intendance pour sortir le moins possible pour les courses, s’occuper du jardin et surtout garder du temps aussi pour soi… tout cela a fait que je ne me suis pas beaucoup occupée de ce site. Financièrement, c’est aussi une période délicate ou notre foyer a du resserrer les cordons de la bourse. Enfin, le confinement est aussi la période pour penser à l’après. Car croire qu’on va reprendre notre vie comme avant après cette crise ou qu’on va en sortir dès le 11 mai, est une utopie. Oui, il y a aura du changement et pour que celui-ci nous soit favorable, nous devons en être acteur, réfléchir et nous informer.

L’école à la maison

J’ai la chance de n’avoir qu’un bout de chou à gérer et de niveau Grande Section ! Le programme est donc pas trop lourd, accessible et organisable sous forme d’activités ludiques et de jeux. Le printemps étant là, c’est aussi l’occasion de faire des expériences en rapport avec la nature. Par exemple : planter des graines, observer les oiseaux, observer les habitants de nos hôtels à insectes, faire du land-art, commencer un herbier, observer l’aube, écouter les bruits de la nature, s’occuper du jardin potager, célébrer les changements de saison, etc.

Le ravitaillement ou les courses

Habituellement, nous faisions un gros panier de courses par semaine et des petits compléments à coté. Là notre plein de courses est géré pour nous nourrir une semaine minimum voire une semaine et demi, sans devoir ressortir pour un oubli ou un complément. Pour autant, nous n’avons pas stockés dans des proportions importantes plus de denrées que d’habitude. C’est plutôt les achats, qui ont été concentrés autour d’un seul panier et l’organisation pensée pour réduire l’approvisionnement à une seule sortie hebdomadaire. On a pas stocké plus de boite de conserves, de papier toilette ou de surgelés par exemple. Et j’ai regardé avec assez de surprise, les premiers jours certains rayons se vider : pâtes, farine, conserves, etc. Bref, les êtes humains (moi comprise) nous ne réagissons pas toujours de façon rationnelle, mais plutôt émotionnelle. Et là clairement, c’est la peur du manque, qui a fait paniquer une partie de la population.

Le jardin, bien-être et autonomie

C’est évident que tout le monde n’a pas la chance ou la possibilité d’en avoir un. Mais durant ce confinement, le jardin est autant devenu un espace de bien-être, permettant de sortir dehors sans avoir à se préoccuper de la distanciation sociale, qu’une moyen aussi de produire sa propre nourriture. Enfin, pour ce dernier point, je dirais plutôt de poser les bases de la production de sa propre nourriture. Sans aller jusqu’à l’autonomie totale, le jardin potager apporte un complément de qualité (si on se débrouille un minimum).

Dans un article du site Passeportsante.net on apprend que le jardinage :

  • réduit le stress et les risques de maladies cardiovasculaires,
  • permet une meilleure alimentation, car évite de grignoter devant TV ou Internet quand on s’ennuie et permet de produire des produits frais et sain,
  • est l’occasion de faire une activité physique au même titre qu’un sport,
  • renforce les muscles et les os, une des activités physiques qui préserve le mieux la qualité des os, après la levée de poids.

Une crise qui impose un changement

Si vous pensez reprendre votre vie comme avant dès le dé-confinement enclenché, vous rêvez. Il ne s’agit pas non plus de virer pessimiste et envisager le pire. Mais évitez d’y penser et faire l’autruche, pour ne pas stresser… c’est pas une solution non plus. Il faut trouver un juste milieu. Tout d’abord, qu’est-ce que nous a appris cette crise ?

Le système de santé

Notre système de santé allait mal avant et les coupes budgétaires n’ont rien arrangé. Bon ça on le savait avant, mais là ça a été flagrant que les politiques antérieures nous ont bien plombées. On ne peut donc plus gérer le système de santé comme envisagé juste avant, c’est à dire en réduisant au minimum le service public et en favorisant la privatisation du système de santé. Car la santé n’est pas un bien de consommation, mais un des besoins essentiels de l’être humain. De plus, le problème du Coronavirus ne sera pas régler tout de suite. Nous n’avons pas de traitement vraiment spécifique et efficace, pas de vaccin. Les scientifiques ont encore beaucoup de questions sans réponses concernant ce virus. Nous devrons donc recourir aux gestes barrières et à la distanciation sociale pendant encore un bon moment.

Relocaliser l’économie, penser l’autonomie ?

La fermeture des frontières et le ralentissement des économies de différents pays à échelle mondiale ont causé des problèmes de réapprovisionnement de produits essentiels. Ce qui nous a démontré que la mondialisation de la production n’est pas la solution idéale. Il faudrait voir à relocaliser l’économie. A titre individuel, tendre vers l’autonomie me semble aussi une réflexion intéressante. Il ne s’agit de vivre en autarcie, nous aurons toujours besoin des autres, d’échanges. C’est difficile de tout faire soi-même. Mais il s’agit de reprendre du pouvoir sur nos vies et reconquérir des savoir-faire concernant les biens de consommation essentiels, des choses du quotidien. Je pense par exemple à la nourriture.

La terre nous dit « merci » !

Le ralentissement des activités humaines a aussi permis de réduire la pollution, notamment atmosphérique. On ne peut plus nier l’impact négatif de la surproduction sur notre environnement. Cela va de pair avec le fait de relocaliser l’économie aussi, pour limiter les transports polluants sur de longue distance. De la même façon, nous ne devons pas abandonner les actions concernant le climat à cause de cette crise.

Le télétravail

Si certains employeurs étaient frileux vis à vis de cette solution, le confinement a été l’occasion de le tester. La France est d’ailleurs l’un des pays en Europe où il était le moins développé. C’est un moyen de limiter les long trajet entre le domicile et le lieu de travail, donc la fatigue, le stress et la pollution aussi. En 2016, les télétravailleurs représentaient autour de 16% des travailleurs en France. Alors qu’ils sont entre 25 et 35 % dans les pays anglos-saxons (voir source enquête KRONOS). Enfin cette enquête révèle :

  • une baisse de 5,5 jours par an d’arrêts maladie ;
  • une augmentation du temps de travail de 2,5 % ;
  • une augmentation de la productivité de 22 % ;
  • une réduction de 40 min du temps moyen de trajet domicile-travail ;
  • une augmentation de 45 min du temps moyen de sommeil des salariés.

Alors pourquoi pas développer le télétravail pour les métiers pour lequel cela est possible ?

Vivre avec soi et les autres

Vivre en confinement, c’est vivre H24 avec ses proches ou soi-même, si l’on vit seul. Cette réduction de l’espace vitale et de la diversité des interactions sociales influencent nos relations et notre bien-être. Dans certains cas, cela peut faire ressortir des conflits dans le couple, les amplifier ou nous pousser à nous interroger sur nous-même, notre vie, notre rapport à l’autre et la société dans laquelle on veut vivre. C’est un temps de pause forcée, pour une partie de la population (pas tous les travailleurs), qui nous questionnent.

Ces métiers sous-estimés mais essentiels !

Enfin, cette crise met à l’honneur tous ces métiers sous-estimés et souvent sous-payés et pourtant essentiel à l’économie. Je n’en ferais pas la liste, car je risque d’en oublier et de vexer ceux qui ne seraient pas cités. Merci à vous tous pour les services rendus et les risques encourus. Pourquoi faut-il attendre une crise pour se souvenir d’eux ? Et si on changeait notre regard sur ces métiers et surtout sur la notion de réussite professionnelle.

Conclusion

Voilà quelques unes de mes réflexions… liste non-exhaustive, réflexions surement imparfaites, pas nouvelles non plus, à enrichir. Le confinement est l’occasion de revenir sur certaines d’entre elles. Mais de toute façon ce sont surtout des pistes, des ébauches…. la crise n’est pas finie. Mon point de vue peut donc encore évoluer, alimenté par les faits réels, la tournure des évènements, le témoignage d’autrui…etc.


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