Je suis une Isarianne !

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Isarianne de Isara, (ou Isaranne ?) nom indo-européen d’une rivière, dont la racine est commune à plusieurs cours d’eau d’Europe. Noté d’ailleurs que l’Oise aussi appelé Isara a donné l’adjectif Isarienne. Elle est mon fil d’Ariane, ma guide, mon point de repère, mon point d’accès au divin, l’une qui n’exclut pas la multiplicité des manifestations de « Ce qui est divin ».

Ce soir, je reviens juste d’un rituel « improvisé ». Improvisé car je ne tiens pas forcément de calendrier pour savoir quoi faire et quand, ni de routine journalière ou hebdomadaire de dévotion, hormis les grandes fêtes de la roue de l’année et la période de célébration que je dédie à Isara : l’Isaralia. En faite, maintenant je me fie à mon intuition. Quand le rituel est nécessaire, je le sens, comme un appel. Je ne décide pas vraiment. Le moment est juste ou ne l’est pas, c’est tout. Cela s’impose à soi comme une évidence.

Pratique simple, authentique et intuitive

Étant le plus souvent improvisé, ce dernier est simple d’un point de vue matériel. Je m’embarrasse moins qu’avant d’objets précis inspirés des pratiques anciennes ou de suivre un protocole complexe. Il y a une trame commune, mais elle est simple, légère, facile à mettre en œuvre et donc facile à adapter à l’instant présent selon le lieux et le moment. J’ai des objets rituels, mais désormais ils sont issus de l’histoire de ma pratique et de mes expériences. Pendant presque 10 ans, j’ai utilisé par exemple un hochet, un achat coup de cœur dans une boutique d’objets artisanaux. Je l’ai acheté au tout début de ma pratique, lorsque j’étais dans la tradition égyptienne. Cet hiver, suite à une série de travaux chamaniques avec une praticienne, je l’ai perdu près de la rivière d’Isara. Il était pourtant mon compagnon favori et inconditionnel depuis toutes ces années, presque une extension de moi-même quand je l’utilisais. Le plus étonnant est que je ne m’en suis pas rendu compte de suite. J’ai même fais un rituel sans lui et sans me rendre compte que je ne l’utilisais pas. Ce n’est que quelques jours plus tard, que j’ai compris que je l’avais égaré en extérieur. Cela m’a un peu perturbé et puis j’ai admis que c’était entre guillemets « logique ». J’avais fini ma période d’apprentissage (même si pendant des années je ne le comprenais pas ainsi) avec l’Égypte ancienne et j’étais maintenant revenu en quelque sorte « chez moi » à une forme de spiritualité liée à la terre où je suis née, je réside et qui est aussi celle de mes ancêtres. Cet objet était lié à cette période, je devais maintenant le laisser partir. Ma pratique n’est pas vraiment un paganisme celte ou druidisant pour autant. Car Isara est clairement une manifestation divine que je ressens plus ancienne que la civilisation celtique et cela m’est confirmé par l’étymologie de son nom. Comme il y a très peu d’infos au sujet de cet « avant » désigné comme indo-européen, je suis contrainte d’être très à l’écoute de l’enseignement de cette terre, son caractère, son énergie, ses rythmes qui rendent manifestes ici et maintenant les forces divines à l’œuvre.

Forger sa pratique à force d’expériences

Ainsi, c’est une noix de coco évidée de ma fabrication et du riz, qui ont remplacé le chant de mon hochet. C’est venu spontanément sans que j’y réfléchisse. Je me suis saisi de l’objet pendant un rituel, alors qu’il devait servir de récipient à offrande et je l’ai fait chanter. Le son a tout de suite convenu. C’est un premier pas, car j’envisage suivant l’inspiration de ma pratique d’évoluer vers une coloquinte séchée et du blé ou des petits cailloux, galets locaux. Toujours du fait maison, si possible avec du matériel trouvé localement. Je ne suis pas obligé de vous en parler. J’aurai pu gardé ce détail de ma pratique secret pour ne pas en disperser inutilement l’énergie et la sacralité (hummm… rires). Mais, j’ai senti et compris, que je n’avais rien à craindre à en parler. Car ce qui fonctionne pour ma pratique, ne fonctionnera peut-être pas pour la vôtre. C’est à dire que vous n’utiliserez peut-être pas le même objet que moi. Si vous êtes aussi dans une pratique intuitive, en contact direct avec la manifestation de « Ce qui est divin » ici-et-maintenant, votre expérience ne vous conduira peut-être pas vers le même objet et le même son. Je ne propose pas de méthode toute-faite, ni un mode d’emploi du prêt à ritualiser ou à spiritualiser.

Hors des sentiers battus

Mon témoignage est juste un exemple de ce qui peut arriver, quand on suit cette voie, rien de plus. Je suis la voie d’une manifestation de la divine inconnue, non répertoriée par les historiens, ni attestée par l’archéologie, liée simplement à une petite rivière au nom très ancien. J’ai parfois l’impression d’être une extra-terrestre ou une bizarrerie dans le milieu néo-païen. Peu importe. Je n’ai pas à me justifier, ni à attendre de qui que ce soit qu’il valide mes choix ou me délivre une quelconque reconnaissance. « Ce qui est divin » s’en fout. La grande iniatrice, c’est la vie !

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Un commentaire pour “Je suis une Isarianne !”

  1. Je n’ai pu m’empêcher de sourire au dernier paragraphe 🙂
    J’ai un peu la même approche pour ce qui concerne mon « culte » à « Grande-Ourse ». Ce n’est pas une divinité étudiée, connue, ni même avérée… pourtant elle est, elle demande, elle donne. Et tant pis si la « communauté » néo-païenne ne valide pas. Le néo-paganisme n’est pas une religion de masse, mais un cheminement individuel, non ? 😉

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