Ce que j’apprécie dans le néo-paganisme

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C’est un peu difficile de désigner ce que j’apprécie dans le néo-paganisme. Parce que cette étiquette est attribuée à une large palette de croyances, de pratiques, comme de traditions parfois interrompues et récemment reconstruites. Je parlerai donc de ce que j’apprécie, dans ce que je pense que nous avons en commun.

Le refus du prosélytisme et la liberté de conscience

Dans notre cas, c’est même plus qu’un refus. Le prosélytisme ne fait tout simplement pas partie de la culture néo-païenne. Car celle-ci prend racine dans des formes de spiritualités non-missionnaires. Il n’est pas question de changer les autres pour les faire adhérer à nos idées et changer le monde, non ! Il s’agit plutôt de se comprendre soi-même, pour mieux comprendre le monde et vivre en composant avec lui. De ce fait, les néo-paiens sont assez attachés, je pense, à la notion de liberté de conscience. Cette liberté, nos ancêtres ou nos prédécesseurs, ont pu en être dépossédés par d’autres courants religieux ou même des régimes politiques. Ces événements ont laissés des blessures dans la mémoire collective païenne.

Le pragmatisme

Le néo-paganisme sous certains aspects est très pragmatique. Je pense par exemple aux célébrations de la roue de l’année, même si leurs noms peuvent varier d’un groupe ou d’une tradition à l’autre. Elles concordent avec des événements astronomiques et marquent des cycles saisonniers, observables dans la réalité et ayant des répercussions concrètes au quotidien. Par exemple, l’hiver, c’est pas la saison des tomates. N’en déplaisent aux supermarchés qui essaient de nous refourguer tous les ans une matière rose, dur, sans goût et onéreuse cultivée en serre à coups de produits chimiques. La roue de l’année nous apprend les cycles de la vie, saisonniers, des âges, bref… la réalité dans laquelle nous vivons. Et dans celle-ci se succèdent vie, mort et renaissance. L’hiver n’est pas l’été. Il n’y a pas de croissance perpétuelle. La jeunesse perpétuelle n’est pas un ideal à atteindre, car tous les âges de la vie sont sacrés et porteur de richesses, chacun à leur façon. Ces événements de la roue de l’année ne discriminent personne. Car le soleil et la lune se lèvent pour tous, que vous soyez un homme, une femme, homosexuel, transsexuel, noir, blanc ou jaune de peau, de gauche ou de droite, petit ou grand, maigre ou obèse, jeune ou vieux, croyant ou athée… Les solstices et les équinoxes se produisent tous les ans et pour tous. Ils sont juste inversés entre l’hémisphère Nord et le Sud. Quand est célébré Beltane en Australie, on fête Samhain au Royaume-Uni. Les divinités et les mythes concourrent à cette compréhension du monde et à la bonne participation des humains à celui-ci.

Pouvoir conjuguer le divin et le sacerdoce au féminin

Le néo-paganisme honorent les manifestations féminines du divin. Il y est aussi possible pour les femmes d’exercer des sacerdoces, de conduire des rituels, bref d’être automnes et créatives dans le domaine spirituel.

Le néo-paganisme est créatif

Cette mouvance contemporaine est jeune, même si elle s’inspire de religions anciennes. Et je la trouve créative dans sa façon de ressusciter les anciens cultes, mais aussi de mettre en oeuvre des événements, des ateliers, des formations, un artisanat spécifique, des médias (forum, Web radio, webzine, page et groupe facebook) pour relier les pratiquants entre eux et faire vivre la communauté. Chacun peut mettre la main à la pâte et apporter sa contribution. C’est festif, vivant et collaboratif.

Mon point de vue est évidemment subjectif et je me suis concentrée sur le positif. Il y a du négatif aussi. Mais d’autres blogs ayant déjà traités de ces aspects, j’ai choisi de parler du bon côté.

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