Initiation et épreuve

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A l’heure où j’écris ce billet, il me reste environ 48 heures avant d’être hospitalisée. Je suis en arrêt à cause d’une hernie discale, causant une sciatique, depuis plusieurs mois. Ceci explique que j’ai pu avoir un peu plus de temps libre pour écrire ici. C’est une des rares activités qu’il m’a été physiquement possible de faire et qui m’a permis de tenir bon. Je me souviens avoir entendu, il y a quelques années de la bouche d’ainés, que la plus grande initiation est la VIE. Ah… l’initiation, un des grands thèmes de discussions des forums ésotérico-paiens ! Affirmation que j’ai reprise à mon compte ensuite, en me basant sur mes petites expériences de l’époque. Ces dernières semaines m’ont confirmé ce fait et que ce que j’avais vécu jusque là… c’était du «pipi de chat» en comparaison d’aujourd’hui. Et même bien souffrante actuellement, je sais qu’il y a des gens encore moins bien lotis que moi.

De la théorie de l’initiation …

Je me souviens de longue discussions et d’échanges sur l’ex-forum de Ta Nourri au sujet du «Livre des morts» ou «Livre pour sortir au jour», des anciens égyptiens. Nous y parlions d’épreuves, d’affronter les démons et de renaître. Tout ce processus se retrouve, dans d’autres traditions raconté à travers d’autres mythes. Je laisse chacun libre d’en parler dans la zone de commentaires ci-dessous. Ce n’est pas spécifique aux anciens égyptiens.

… à la pratique de l’initiation

Et quand j’y repense, je souris. Car je comprends aujourd’hui à quel point j’étais encore dans la théorie ou ne comprenait qu’une infime partie, faute d’avoir vécu une situation me mettant sérieusement à l’épreuve. Ces dernières semaines, j’ai vu la peur venir questionner et retourner mes certitudes, mes croyances dans tous les sens. Parmi elle, il y a la peur de souffrir, la peur de mourrir, la peur du manque d’argent, la peur du handicap, la peur de la solitude, du rejet et de l’abandon, de la perte d’autonomie, etc. Et puis, au milieu de tout ça, il y a aussi l’expérience de l’amour. L’affection des proches ou d’inconnus qui vous tendent la main, vous offre un sourire, un peu de temps où quelques mots apaisants dans une ambulance ou un couloir de service hospitalier. Je tiens d’ailleurs à saluer les ambulanciers, les aides-soignantes et les infirmières, qui ont su me réconforter. Merci à vous.

Le refus et l’acceptation

Il y a des moments où ton mental lutte. Il refuse. Il crie à l’injustice. Pourquoi moi ? Pourquoi maintenant ? Qu’est-ce que j’ai fais ou mal fais ? Puis, au bout d’un moment… tu lâches prise. Parce que cette lutte est épuisante et se révèle être une impasse. La situation est à accepter telle qu’elle est même si c’est déplaisant. C’est à l’intérieur de ce qui semblerait être un cauchemar, qu’il est nécessaire de trouver des trésors. Et, c’est loin d’être simple. La fuite n’est pas possible. Les émotions sont là et demande à être écoutées. J’aimerais expliquer ce que je vis à mes proches, mais c’est une expérience difficile à retranscrire. Des souvenirs de visites à des proches malades me reviennent en tête. Je me rends compte à quel point malgré ma compassion, je n’ai pas su être à leur écoute à l’époque. Est-ce que notre société d’ailleurs sait écouter la maladie ? N’est ce pas un sujet qui fait peur, comme la mort ? Quantités de soucis qui me semblaient importants hier, se révèlent aujourd’hui dérisoires. J’espère que cette leçon va m’être utile pour l’avenir. Pour l’heure, je me prépare à mon séjour à l’hôpital… enfin ce sont surtout les autres qui préparent mes affaires. Car, je suis juste capable de me lever pour aller aux toilettes, dans la salle d’eau ou sur le canapé. Pour mon dernier rendez-vous, j’ai du faire le trajet en ambulance allongée, puis sur un brancard faute de pouvoir tenir longtemps assise ou debout. J’ai hâte de pouvoir commencer ma convalescence pour marcher un peu plus tous les jours, voir le soleil se lever, aller dehors toute seule, retrouver de l’autonomie, du confort et de la souplesse dans mes mouvements… c’est à dire la santé.

Et les divinités dans tout ça ?

La prière m’est utile au quotidien pour accepter ce qui est et rester consciente du positif dans ma vie. Le danger, qui guette une personne dans une situation similaire, est de faire de la maladie le centre de ses préoccupations. C’est particulièrement vrai quand la gestion de la douleur au quotidien est difficile. Elle se rappelle alors à notre esprit malgré soi. Les prières de gratitude invitent à se rappeler tout ce qui va bien. Le focus est mis sur d’autres aspects de la vie et libère l’énergie employée à broyer du noir, afin d’alimenter les pensées positives. Avec le recul, j’ai pris conscience d’une série de «coup de chance» ou d’heureuses coïncidences, qui m’ont permis de tenir, d’être bien guidée et entourée.

 Exemple de prière :

Prière de gratitude du soir

Je suis remplie de gratitude pour cette journée, qui s’achève.
Je remercie la divinité* pour tous les dons et les bienfaits octroyés.
Je te remercie pour les leçons que m’offre la vie.
Je te remercie de connaître autour de moi l’amour et la solidarité.
Je te remercie d’avoir de quoi me nourrir, me vêtir et me loger confortablement, ainsi que ma famille. Je te remercie de veiller sur notre santé.
Je te remercie d’être concret et manifeste dans ma vie.
Je te remercie de nous protéger et de veiller à notre prospérité.

Source : http://www.seren-eirian.fr/prieres-paiennes-quotidien-1/
Nb: vous pouvez remplacer la divinité* par le ou les noms du divin que vous honorez.

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bird-1778749_1280La prière des proches est aussi un merveilleux cadeau. Je pense entre autre à la communauté de l’E.M.D (mysteresdeladeesse.com), qui me soutiens depuis le début. Il est possible de trouver dans la dévotion à une figure divine, le courage ou la force inspirante, susceptible de nous aider à dépasser les épreuves. Je pense au boddhisatva Tara par exemple, mais aussi Cathubodua qui sait nous mettre face à notre part d’ombre et nous annoncer des épreuves, nécessitant de faire preuve de courage et changer. Les rêves durant cette période peuvent être aussi porteurs de message. Gardez un calepin et un crayon sur votre table de chevet pour les noter. Écoutez votre intuition.

Au moment où vous lirez ce billet, je serais peut-être encore chez moi, dans l’ambulance ou juste réveillée dans ma chambre d’hôpital. Je ne sais pas si je vais publier ce billet directement ou le programmer . Je n’ai pas l’intention d’emmener ma tablette pc avec moi. Donc, je serai aussi absente du web quelques jours. Écrire ce billet m’a soulagé. Je suis encore un peu émotive. J’ai la larme à l’oeil facile. Heureusement, sur un support numérique, ça ne se voit pas. 

A bientôt, passez une bonne fin de semaine

😉

Un commentaire pour “Initiation et épreuve”

  1. Ce témoignage me fait fortement écho… c’est aussi la maladie suivie d’autres épreuves qui a un moment donné de ma vie, m’a fait comprendre et affronter beaucoup de choses.
    La maladie en elle-même, n’a pas été le souci, ni les 5 ans de traitements; c’est plus la perte d’amis par exemple, avec la difficulté de comprendre que oui, des fois je suis moins en forme; moi qui étais un bourreau de travail, admettre que mon corps ne suivrait plus le même rythme, et que des fois je serais obligée de me reposer… et surtout, une très forte culpabilité quand on voit ce qu’on aime souffrir par ce qu’on pense être « notre faute ».

    Mais parallèlement, cela m’a justement permis d’avancer, d’évoluer, de m’ouvrir plus et de rencontrer des personnes qui me correspondent plus.

    Je suis de tout cœur avec toi, même si c’est dur à accepter souvent ces épreuves nous permettent d’avancer et de découvrir en nous une force qu’on ne soupçonnait même pas.

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