Équinoxe 2016, les leçons de l’automne

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Cette année, plus que les autres, je n’ai pas vu passer le mois de septembre. Pas parce que la rentrée fut une course folle d’activités après la pause estivale, mais parce que la maladie m’a tenu à l’écart des activités humaines et des transformations de la nature.

En dehors du temps

De mon petit coin de fenêtre, je ne vois que peu de choses. Quelques branches des arbres du voisin et le ciel. Par chance, notre chambre est bien orientée et j’ai pu voir la dernière pleine lune. Un moment de bonheur ! Plus le temps passe et moins la différence entre semaine et week-end est marquée pour moi. Limitée dans mes mouvements et donc moins autonome, j’observe plus que je ne peux participer. Et ceci me conduit presque à me sentir hors du temps ordinaire. Je dois occuper mon esprit pour ne pas déprimer avec de la lecture, de l’écriture, du dessin et des jeux. Je n’ai pas pu célèbrer l’équinoxe d’automne, d’une part à cause de mon immobilisation partielle, d’autre part parce que la moitié de mon autel est dans les cartons du déménagement. Pouvoir sortir dehors pour observer les changements de la nature me manque. J’aime cette période autant que l’équinoxe de printemps. Car ce sont des points d’équilibre juste avant la bascule vers le changement, de même que l’aurore et le crépuscule. J’ai le coeur serré à l’idée de ne pouvoir prendre soin de mes plantes aromatiques, mises en pots en prévision du déménagement pour notre futur jardin en permaculture. Je n’ai pas vu passer le temps, faute de repères marquants. 

Lâcher prise

Les événements me contraignent au lâcher prise et à l’acceptation de ce qui est. C’est une de mes leçons de cet équinoxe. J’avais déjà été confrontée à ces leçons. Mais cet automne il me semble qu’on me demande d’y revenir et encore plus en profondeur pour aller débusquer encore plus loin, mes peurs et aussi découvrir mes capacités à leur faire face. L’apprentissage est de toute façon permanent au cours d’une vie. Vivre un cycle. Passer de la croissance à la décroissance, mourir pour renaître.

Cette pause forcée m’a permis de rédiger un article sur Isara pour l’E.M.D. J’y ai repris des notions déjà abordées. Et, j’y ai ajouté un peu plus de mon point de vue sur elle venant de mes expériences personnelles. Article à lire ici : Isara, une déesse topique Indo-européenne ? J’ai même envie de relancer un projet de roman, faisant appel à des thématiques païennes, laissé de côté, il y a quelques années…

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