Le conte de Faolan (4ème partie) : les oies

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Le lendemain Luernios et le sage informèrent le père de Faolan de leurs échanges. Le soir, une seconde réunion de l’assemblée se tint dans la demeure du chef de clan, à laquelle le jeune garçon fut convié. Il y fut décidé d’informer tout le clan de la disparition de la statue de leur animal emblème, afin que tous participent à sa recherche. Luernios conservait son rôle d’enquêteur et Faolan fut désigné pour l’assister, dans la mesure où les dieux via son rêve, semblaient l’avoir désigné. De plus, il arrivait à un âge où il était en capacité d’être initié à certaines activités d’adultes.

Au petit matin, après s’être acquitté des corvées domestiques de son foyer, Faolan alla rejoindre Luernios. Ils se rendirent ensemble au sanctuaire pour y chercher d’éventuels indices, qui auraient échappé au chasseur. Le sanctuaire était un enclos carré entouré d’une haute palissade de bois à l’extérieur et d’un profond fossé à l’intérieur. Il n’y avait qu’une seule entrée, encadrée par un imposant portique, placée à l’Est. Au centre, une fosse creusée dans la terre était destinée à recevoir les offrandes et une grosse pierre de granit tenait office d’autel. On avait aménagé au-dessus un petit temple en bois soutenu par 6 poteaux massifs. A l’extérieur se tenait un petit enclos avec des oies, gardiennes du lieu et un peu plus loin quelques chiens. Mais apparemment, la nuit du vol, aucun d’eux n’avaient donné l’alerte. Le sage, expert dans l’usage des plantes et potions, avait relevé l’odeur d’une préparation probablement sédative dans leur nourriture. Luernios et Faolan pénétrèrent sur les lieux avec respect. Le voleur avait effacé ses traces de pas en sortant, mais peut-être avait-il pu laisser d’autres indices. Ils inspectèrent les lieux en vain. Luernios décida alors de rendre visite à Deirdre, la femme d’un paysan du clan. Elle était chargée de nourrir les oies et les chiens du sanctuaire. Le chasseur l’interrogea sur ce qu’elle avait vu et fait la veille du vol. Deirdre n’avait rien noté d’anormal. Elle avait dû d’ailleurs faire vite ce soir-là, car ils recevaient la visite d’un ami. Comme ce dernier dormait et logeait chez eux, elle s’était retrouvée avec un surcroît de travail. Elle jura que les animaux se portaient bien lorsqu’elle les avaient quitté. Luernios ne mit pas en doute sa parole, il sentait instinctivement qu’elle était sincère. Il demanda à Faolan son opinion et celui-ci était du même avis.

Alors qu’ils s’apprêtaient à retourner chez eux, bredouilles, le jeune garçon eu envie d’inspecter à nouveau l’enclos des oies. Ces dernières jacassèrent bruyamment à son approche. Certaines d’entre elles tendirent leur cou par-dessus la barrière pour essayer de le pincer. C’est alors que Faolan aperçu sur un piquet, coincé dans une echarde du bois, un petit bout de tissu déchiré. Il le dégagea délicatement et le confia au chasseur. Le motif du tartan ne correspondait pas à celui de leur clan, de plus d’autres fibres se trouvaient mêlées à la trame. Luernios les examina plus attentivement, il s’agissait de poils de blaireau.

A suivre…

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