Autonomie, créativité, authenticité et libre expression dans le domaine spirituel

Lecture : « L’art de vivre en harmonie » de Anselm Grün

En ce moment, j’ai un ouvrage chrétien sur ma table de chevet (oui, encore un… j’ai aussi des lectures païennes, rassurez-vous… lol). Il m’a été offert y’a 3 ou quatre ans par un membre de ma famille, qui croyait bien faire sûrement en me proposant une lecture religieuse. Sur le moment, j’ai accepté le cadeau, feuilleté et rangé l’ouvrage de côté. Je sais très bien que cette personne a agi non pour me convaincre de revenir vers la foi chrétienne (quoi que…) , mais bien parce qu’elle sait que j’apprécie les lectures spirituelles. Cependant, je n’ai pas mis le nez dedans de suite, car en le feuilletant j’avais vu des thèmes abordés par d’autres ouvrages, d’auteurs d’autres spiritualités, qui disaient à peu près la même chose. Cela m’avait semblé alors un peu de la re-dite pour moi.

Puis, il y a quelques semaines, j’ai récupéré cet ouvrage que j’avais prêté à ma mère, lors de son déménagement. C’est fou les choses oubliées, qu’on retrouve en déménageant. Cet ouvrage se nomme l’Art de vivre en harmonie, du moine bénédictin allemand Anselm Grün. C’est un auteur de renommée internationale, dont on dit que le succès est dû au fait que ses ouvrages « [diffusent] une douce sagesse chrétienne sans évoquer la dureté des dogmes de la foi». Et je dois reconnaître après avoir lu quelques passages de cet ouvrage, que c’est vrai. Les réflexions, qu’il propose sur la vie, pourraient très bien être énoncées par un bouddhiste, un taoiste, un athée ou un païen, tellement elles évoquent une sagesse issue de l’expérience du quotidien authentique et simple, déchargée des références excessives parfois aux dogmes, aux textes sacrés ou aux noms de prophètes et autres figures du sacré.

Hier soir, il y a un passage qui a retenu mon attention, car il correspond finalement à ce que j’ai vécu et vis encore, ainsi que d’autres personnes dans un cheminement de vie/spirituel. Il m’a rappelé aussi le fait, que nous ne pouvons pas prévoir la trajectoire de nos vies :

Le Labyrinthe de la Vie

« Notre vie n’est en aucune façon une voie à sens unique. Sur notre chemin, nous n’évoluons pas de façon linéaire, nous faisons souvent des détours. Et il n’est pas rare que nous ayons l’impressions de revenir à la case départ, comme si nous avions parcouru tout ce chemin en vain. Les labyrinthes, que l’on trouve sur le sol des églises du Moyen Age, représentent cette expérience et symbolisent ce chemin de vie. Si je leur prête attention, ils me disent quelque chose de moi : certains tournants semblent me ramener au point de départ, en fait l’évolution se fait en spirale. Je suis ramené à un point où je fais, en moi, l’expérience d’un revirement. Je peux repartir, alors rempli d’une force nouvelle et me diriger vers le centre, vers le but véritable.

Réorienter sa vie, quitter les rails de l’habitude, ouvre des perspectives nouvelles. Cela transforme l’être humain. Ainsi, faire des détours constitue la condition de la véritable transformation. Les revers de fortune ont un effet positif et constituent une expérience salutaire.« 

Extrait de L’Art de vivre en harmonie d’Anselm Grün, passage pris à la page 211 intitulé :Le Labyrinthe de la Vie.


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