A la rencontre de l’enseignant(e) intemporel(le)

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Ce soir, je regardais silencieusement le paysage défiler par la vitre en rentrant à la maison. C’est mon mari qui conduisait. J’ai vu plusieurs fois des rapaces perchés sur les poteaux électriques ou les barrières de champs. Ils peuplent le pays de mon enfance. Je les connais bien. Il s’agit de la buse variable et du faucon crécerelle. Et puis, j’ai vu aussi ma rivière, Isara. Nous sommes passés sur un des petits ponts de pierres de granit qui l’enjambe, là où elle n’est encore qu’un ruisseau. J’ai laissé mon esprit vagabonder dans ce paysage, ce « chez moi » à nul autre pareil.

Ici et maintenant

Des souvenirs de mon cheminement me sont revenus en tête. Le désir (plus ou moins conscient) de faire cadrer mon spiritualité dans une tradition connue ou clairement identifiée, dont je me sentais proche. Ceci afin de me rassurer sur la justesse de ma démarche, pour être sûre d’être sur la bonne voie comme il est de coutume de le penser, de ne pas m’égarer et de ne pas être jugé comme peuvent l’être parfois les courants New Age ou la Wicca… jugés déviants, fous, naïfs ou incohérents. Le deuil de cette peur est long à faire. Elle est difficile à enterrer, car elle me place sur le chemin périlleux, incertain, inconnu et peu reconnu de l’exploration solitaire, de la voie personnelle. Pourtant, cette voie partage bien des points communs avec les « traditions », elle n’en a juste pas l’aspect extérieur ou l’habit. Mais l’habit ne fait pas le moine, ni la (néo-)païenne non plus… Elle est dure à enterrer, car elle fut dure à identifier, tant mes choix ont été fait avec sincérité et passion. Personne ne m’a contraint à le faire. J’ai sincèrement ressenti l’appel de la divinité. Mais, ce que je n’avais pas compris, c’est que cet appel ne nécessitait pas au final, un cadre connu, un nom pour exister. Peut-être finalement fallait-‘il que je passe par ses chemins, par du connu, pour comprendre que je n’en avais pas besoin au bout du compte.

C’est cela faire l’expérience. S’engager, suivre son instinct, être sincère dans sa démarche, dans son engagement et reconnaitre aussi plus tard s’être trompé(e) ou avoir trouvé au cours du chemin, une autre réponse à ses questions, que celle que l’on pensait trouver.


Et cette réponse m’appartient. Je peux l’expliquer avec milles mots, un livre, plusieurs livres, une vidéo, une dissertation… mais je n’arriverai probablement jamais à vous faire comprendre cette expérience, si vous ne l’avez pas vécu. Les mots sont vains.

Tout est là !

Je me souviens de ma quête de restauration du calendrier égyptien pour en avoir une « moderne » adaptée à nos temps. Ce qui est le plus drôle avec cette quête, c’est que au final, au lieu d’aboutir à la restauration d’un calendrier. Ma compréhension de la logique de conception du calendrier m’a amené à ne plus chercher à restaurer ce calendrier. Pourquoi ? Parce que comprendre les choix qui ont amené un peuple ou une civilisation à concevoir un certain type de calendrier, c’est comprendre qu’ils ont élaboré un calendrier adapté à leur temps. C’est à dire à leur présent ou à leur ici-et-maintenant, ainsi que leur lieu de vie (climat, cycle des saisons, géographie, mode de vie et agriculture). Donc plus on cherche à comprendre leurs choix, plus on est mis face au fait qu’ils ont fait des choix correspondants à leur époque et leur espace. Et que penser un calendrier moderne dans leur état d’esprit, ce n’est pas restaurer leur calendrier, mais concevoir un calendrier correspondant à l’espace et au temps qui sont les miens. Une perception du temps, qui sera donc en accord avec les énergies en action ici-et-maintenant. La seule chose que j’ai à faire c’est ouvrir les yeux et observer, car tout est là sous mes yeux : le cycle lunaire, le cycle solaire, la position des étoiles, les saisons selon le lieux où je vis, le climat, etc. C’est ce qu’ils faisaient. A partir de là, j’ai cessé d’étudier ce calendrier et j’ai écouter la vie m’apprendre son rythme au présent. Il n’y a que 3 enseignants, de nature intemporelle et qui ne font qu’un au final : le présent, la conscience et la vie.

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