Silence, la nature chante

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Voilà plusieurs mois que je n’ai pas écris en ce lieu. Mon problème de santé de cet hiver s’est progressivement résolu. Mais alors que je reprenais progressivement mon activité… un autre est apparu. Un problème physique. Celui-ci me tient même éloigné du web, car il m’empêche de tenir une souris de façon prolongée, une nevralgie accompagnée de migraines, peut-être un TMS (troubles musculo squelettique) dû à toutes ses années passées devant un ordinateur avec un mode de vie sédentaire. Bref me voilà de nouveau en arrêt et contrainte de modifier sérieusement mes habitudes, de remettre mes projets à plus tard ( livres, changement de travail, services divers…) et surtout contrainte de réduire drastiquement les dépenses. Car la maladie coûte cher (consultations diverses, examens) et rapporte peu ( réduction des revenus). Jusque là notre foyer avait tenu bon, mais les réserves fondent et le spectre de la fin de mois difficile vient nous hanter. J’ai peur que nous n’arrivions plus à faire face.

 J’essaie de rester positive, mais tous ces derniers mois à lutter m’ont épuisés. Mon enfant est mon rayon de soleil. L’accompagner dans ses découvertes de la vie, ses apprentissages sont mes sources de joie, dans un quotidien en dents de scie, un jour espoir, un autre désespoir quand la douleur revient. J’ai même du mal à mettre ce vécu en perspective, à l’articuler avec ma spiritualité. Pourtant, Dieu/Déesse ce que la création est belle sous le soleil de la belle saison. Mes moments de bien être sont ceux que je passe en forêt, l’air ambiant, l’énergie du lieu soulagent mes peines et mes maux, le temps d’une balade. J’ai rencontré des merles, un geai, une chouette, des papillons, des libellules, des canards, des scarabées, entendu le « toc toc » des piverts au printemps contre les troncs d’arbres, entendu le chant amoureux des grenouilles, le cricri des grillons, vu fleurir la jacinthe des bois, les primevères, les pâquerettes, les marguerites, l’aubépine, les prunelliers, les lupins, le lilas, le chèvrefeuille, les cerisiers chargés de fruits…

Toute cette abondance, alors qu’à l’intérieur je me sens vidée.

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