Sagesse égyptienne : Her Bak t.2 chap.1 et le questionnement spirituel

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En janvier de l’année dernière, j’avais repris la lecture du roman initiatique Her Bak, consacré à la sagesse de l’Égypte ancienne. Si vous ne voyez pas de quoi il s’agit, je vous remet ci-après les liens vers les articles présentant le roman et le premier tome  :
Her Bak de Isha Schwaller de Lubicz, un roman initiatique sur la tradition égyptienne
Sagesse égyptienne : Le roman Her Bak, tome 1 « Pois Chiche » 

Le tome 2 est à mon avis plus riche, plus dense et plus ardu. J’ai donc choisi de l’aborder chapitre par chapitre. Pour rappel, le tome 1 s’était achevé sur la possibilité offerte au jeune Her Bak (Pois Chiche) de postuler à l’enseignement du Temple intérieur. Ceci lui a été permis après avoir suivi celui du Temple extérieur, notamment auprès des artisans et réussi l’épreuve de la nuit du Neter (neter/netjer = dieu en égyptien ancien).

Her Bak, disciple, tome 2 de Isha Schwaller de Lubicz

Partie 1, chapitre 1 : la question

Le chapitre commence le jour ou Her Bak doit rencontrer le Sage et les Maîtres du Temple, pour passer une sorte d’épreuve d’admission. Le soleil n’est pas encore levé, lorsque le héros rencontre le Sage. Celui-ci lui soumet la teneur de son épreuve. Il doit en une seule question, énoncer l’intérêt principale qui motive sa recherche et son désir d’entrer au Temple intérieur, y trouver la réponse. Le Sage le laisse réfléchir et vient le chercher peu après l’aube pour l’amener dans la salle hypostyle. Là, l’attendent les Maîtres du Temple. Ils sont au nombre de 3 :

  • Le Maître de Mystique
  • Le Maître des Mesures
  • Le Maître du Symbole

Le Sage se place à leurs côtés. Her Bak se retrouve comme face à une sorte de jury d’admission. Il décide de leur présenter le déroulement de la pensée, qu’il a tenté de suivre pour aboutir à la question. Sa première interrogation fut : « Pourquoi suis-je sur terre ? ». Mais n’ayant pas trouvé sa question pertinente, il continue de chercher et d’autres questions suivirent, qu’il passa inlassablement au crible de sa critique. Parmi ses interrogations, le lecteur peut lire entre autres  :

  • Sais-je qui je suis moi ? Sais-je ce qu’est la terre ?
  • Que fait l’homme sur terre ? La terre existera-t’elle toujours ?
  • Les astres qui font les saisons et influencent l’homme, de qui dépendent-ils ?
  • La mort est la fin de quelque chose, mais quelle chose ?
  • Qu’est-ce que l’homme ? Si il est l’être le plus complet sur terre, je devrais en le connaissant, pouvoir connaitre le reste; cependant je suis homme et je ne me connais pas !
  • etc.

Ainsi en toute honnêteté, Her Bak expose le fil de sa pensée aux Maîtres et au Sage. Il avoue n’être pas parvenu à trouver sa question. Malgré cela, le jury consent à l’aider à élaborer sa question, constatant qu’il a fait de réels efforts pour faire aboutir sa réflexion. Ils le guident via des questions et lui conseillant de repartir de ce qu’il connaît. Ils l’amènent ainsi à s’interroger notamment sur la mort et comment elle se manifeste, qu’est-ce qu’elle nous montre concernant la vie.

Il arrive finalement à une unique question fondamentale, qui sera la réponse à son épreuve d’admission : Qu’est-ce que la vie ?

Le Sage, qui connait bien le jeune homme, lui demande pourquoi il n’a pas choisi la question : « Qu’est-ce que le neter (dieu/le divin)? ». Car ce sujet le préoccupait beaucoup avant. Puis, chaque Maître lui donne une définition de l’être humain selon son domaine de compétence.

Le Maître de Mystique

L’homme est le Naos du verbe divin.

Le Maître des Mesures

L’homme est la mesure de l’univers.

Le Maître du Symbole

L’homme est la statue vivante du grand monde, dont il résume tous les symboles.

Le questionnement spirituel

Ce chapitre fait écho aux articles rédigés récemment comme Ouab, authenticité et identité païenne . Pourquoi ? Et bien parce que nous y retrouvons le moteur d’une quête spirituelle, le questionnement sur l’existence. Et ici Her Bak a une tâche ardue, quoi qu’essentielle. Il doit épurer suffisamment son questionnement existentiel (qui suis-je ? d’où je viens, Ou je vais ? La mort…) pour ne garder qu’une seule interrogation fondamentale, dont la réponse soit finalement susceptible de donner la clef pour tout le reste. Même si votre tradition n’est pas celle de l’Égypte ancienne ou même néo-païenne, il est à ce stade du roman facile de s’identifier à Her Bak. Car il a le même questionnement que la majorité des chercheurs spirituels. Ces questions ne sont pas très différentes de celles que nous pouvons encore nous poser aujourd’hui et que les anciens ont pu aussi se poser.

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