Cheminement, authenticité, initiation et Sema Taouy aux 2 benous

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Okay, j’avais dis que je faisais une pause ! J’en ai fait une. Mais en repassant sur le site pour faire les mise à jour WordPress… j’ai eu comme un élan de nostalgie en relisant mes articles. Comme envie d’écrire, ce qui a changé. Je suis spirituelle. En même temps, comment ne pas l’être. Le spirituel fait partie de notre condition humaine, à mon avis, comme être physique ou matériel ou être émotionnel. C’est une partie de ce tout, que chacun de nous est. Après, évidement, chacun en est plus ou moins conscient et intègre plus ou moins (voir pas), le désir de comprendre et cultiver cette part de Soi, qui vient aussi du Tout. Vous me suivez, jusque là ?

Faire du tri et puis…

Hier, je triais des livres pour les revendre d’occasion. Et j’ajoutais à ma liste des livres, que je pensais encore important de garder, y’a encore un an. Parmi eux, l’encyclopédie l’Égypte ésotérique des pharaons en deux tomes de René Lachaud. Un remarquable ensemble, avec plein d’infos, bien documentés et devenu rares, car plus édité. Et pourtant, voilà des semaines, des mois, voire des années, que cette encyclopédie ne m’a pas servi. C’est devenu, malgré sa richesse, un ouvrage inutile pour moi. Je dis bien pour moi. Il est utile en soi. Mais actuellement, dans mon chemin de vie, il n’est plus utile, ni important. Hors, je ne pensais pas ainsi, il y a quelques années. Il y a quelques années, j’étais de tradition égyptienne (on dit aussi khémite, netjeriste…), sincèrement. Et je n’aurai jamais pensé évoluer de la façon dont je l’ai fais. Cela m’aurait même paru inconcevable, tellement j’étais convaincue, à fond, passionnée, partie prenante de la re-découverte et renaissance d’une spiritualité inspirée de ces enseignements. Je me sentais à la bonne et au bon endroit. Et j’y étais. Mais, ce que je n’avais pas compris, ce que j’étais à la bonne place et bonne endroit à ce moment-là, pour apprendre ce que j’avais à y apprendre. Mais cela n’était compréhensible qu’avec le recul des années. Comme lorsqu’on s’éloigne d’une toile pour passer de la contemplation de quelques détails à une vision d’ensemble. Une vue où chaque touche de peinture devient un des éléments composant une zone de couleur plus étendue, qui elle-même combinée à d’autres zones crée une forme (objet, personnages, bâtiments, animaux, végétaux…) et une composition plus complexe (portrait, paysage, architecture, etc). En même temps, je trouve que la Vie, l’esprit en chaque chose, l’énergie cosmique à l’œuvre derrière la toile de la création, dieu ou déesse… appelez ça comme vous voulez, est parfois farceur. C’est souvent quand j’ai osé dire, que non je ne prendrais pas cette voie en regardant le parcours d’un autre ou non ce type de croyances, d’expérience c’est pas pour moi, que… Bam ! Quelques temps plus tard (mois, années…), mon chemin de vie me confrontait à ce que je pensais pas « pour moi» ou que je refusais d’envisager pour moi.

Par exemple, au début de mon cheminement dans la tradition égyptienne, je concevais que certains puissent suivre la voie de la déesse, mais je m’imaginais mal avoir une spiritualité possédant comme axe de vénération préférentielle un aspect du divin. Je me sentais ou pensais plus polythéistes et avec un équilibre des genres. Et puis les expérience sont venues foutre un grand « coup de pied » dans mes opinions. Ensuite, je pensais m’engager dans la prêtrise de la déesse pour de longues années, sincèrement comme la « vocation » et puis l’expérience m’a appris que ma vie serait faites de plusieurs expériences, phases. Et que cette expérience était une étape. Pas la fin de ma dévotion. Ni une trahison. Mais une étape. En faite, nous autres êtres humains, nous aimons bien la sécurité, la stabilité. Cela rassures nos peurs. Peurs d’être dans le faux, peurs d’être abandonné, d’abandonné, de perdre, de l’inconnu, etc. Nous pensons parfois à tord, que vivre un engagement avec constance sur la durée, c’est « sain », « sérieux ». Alors même que la vie est perpétuel mouvement, changement et cycles. Je connais pas une tradition païenne, qui ne l’enseigne pas. Et pourtant est-ce que nous sommes prêt pour autant à voir nos croyances, nos engagements bouleversés ou notre spiritualité changer de formes en fonction de nos expériences ou d’événements imprévus ? Non, pas vraiment. Le connu rassure. L’inconnue inquiète, stresse, fait douter.

Ouab, Sema Taouy aux 2 benous et existence

Cela avait été pareil avec la prêtrise « ouab » ou dite « pure » égyptienne, en m’engageant passionnément dedans, en cherchant qu’est ce qui m’y attirait si intensément. Je n’ai pas forcément trouver la réponse à laquelle je pensais au départ. Mais vivre ce chemin a été important et m’influence pourtant toujours aujourd’hui. L’important n’était donc pas le but, la destination, mais le chemin. J’ai toujours cet attachement pour l’idée et le vécu d’une forme de spiritualisé pure, c’est à dire authentique. Ce qui veut dire en acceptant de s’engager, de se tromper, de prendre et chemin mais qui ne mène pas à la direction qu’on avait prévu. C’est aussi l’essentiel, ne pas s’encombrer de ce qui n’est pas directement utile ici-et-maintenant, ne pas accumuler les livres, les connaissances ou les objets pour se créer une identité ou une personnalité liée à une tradition ancienne ou contemporaine. Ne pas s’habiller de ce qu’on croit pouvoir posséder, que cette possession soit immatérielle (connaissances intellectuelles) ou matériels (objets rituels, tenues, symboles, titres..).

Se dépouiller du superflu, ne conserver que l’essentiel de la vie spirituelle

Spirituellement, comme dans d’autres domaines de la vie, je ne suis pas ce que j’accumule, que ce soit une étiquette (nom de tradition), des livres, des formations, des titres…etc. Je suis,  quelque chose qui existe, une étincelle de Vie. Une part du Tout… appelez-ça comme vous voulez se manifestant au singulier comme au pluriel, au féminin, comme au masculin, comme sous forme androgyne…. Une part de l’énergie/conscience primordiale qui fait que je ne suis pas rien, mais que j’existe. Et Vivre est l’enseignement, Vivre est la tradition, Vivre est l’enseignant(e) et la matière enseignée. Vivre est l’espace et le temps. Vivre est l’éternité conjuguée au présent. Il n’y a d’existant, réellement et concrètement, que l’instant présent. Hier n’est plus, on s’en fait une représentation à partir de souvenirs et demain n’existe pas encore. On l’image en élaborant des hypothèses. C’est d’ailleurs le sens de cette figure mystérieuse du Sema Taouy au deux benous que j’avais vécu en réelle (rencontre un soir en revenant du travail de deux hérons sur une route de campagne) et symbolique (dessin personnel réalisé à l’égyptienne s’en inspirant). Je vous remet ce dessin ci-dessous.

Je suis hier, je suis demain !

Je l’avais illustré de la phrase tirée du Livre des Morts (Livre pour sortir au jour), je crois (?) : « Je suis hier, je suis demain. ». C’est presque une énigme digne du Sphinx. Qui est hier et qui est demain, si ce n’est aujourd’hui, l’instant présent donc aussi l’éternité. Le présent, que l’on expérimente, tant que l’on est en Vie, c’est à dire tant que le souffle vient animer notre respiration, notre corps et fait battre notre cœur. D’où les deux oiseaux relié par les symboles de la trachée artère (conduit du souffle) reliée au cœur.  Le souffle qui étymologiquement est la racine du mot spirituel (latin spiritus de « spiro » pour souffler, respirer). Le présent n’a pas de fin. Il est. C’est l’existence même. Mon but n’est pas de suivre une spiritualité, mais de vivre de façon spirituelle. Mon but n’est pas la connaissance intellectuelle, livresque, mais la sagesse issue de la Vie, grande initiatrice au même titre que sa jumelle/son revers la Mort.

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