Tribulations spirituelles de début 2018

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Il y a quelques jours ou semaines ? Je sais plus. J’ai écris un article intitulé « En quête de sagesse ». Parce que je venais de comprendre après toutes ces années, que le moteur de ma vie spirituelle était la recherche de la sagesse. Et la sagesse est présente dans de nombreuses traditions pour ne pas dire toutes, comme son contraire d’ailleurs. L’être humain est capable d’exprimer et de réaliser le meilleur d’une voie, comme de la pervertir et de la dénaturer. Il n’y a finalement aucune religion, aucune spiritualité, aucune tradition, qui ne soit un label garantissant des adeptes sans défauts. Le Label Rouge version spirituel, ça n’existe pas.

Questions versus affirmations

J’ai hésité à continuer à écrire sur ce blog. Je constate d’ailleurs que les blogs spirituels de type « néo-païens » se font plus rares. Enfin les actifs, je veux dire. Certes le support (blog) est passé un peu de mode. Je suppose aussi, que partager par écrire son vécu, particulièrement le travail sur soi spirituel est chose ardue. Le propre du processus initiatique est qu’il se vit. Il n’est pas fait pour être le sujet d’une dissertation. Il est difficile à communiquer. Chacun lit un texte au travers des filtres de sa propre expérience, interprète ou s’imagine ce qui n’est pas dit explicitement. Bien qu’il existe des zones de commentaires sur les blogs, elles servent peu à poser des questions aux auteurs pour s’assurer d’avoir bien compris son opinion. Comme si demander une reformulation ou des précisions risquaient de vous faire passer pour l’imbécile, qui n’a pas compris du premier coup.

Faut être maso pour continuer à blogguer en 2018 ?

Malgré tout, je persiste à blogguer. Car je me souviens de ceux, qui m’ont précédé sur la toile. Leurs écrits ont stimulé ma curiosité et ma soif de réponses. Alors, je prends le risque d’être mal comprise, raillée, tournée en ridicule, voire mes propos compris de travers, et conjointement celui de croiser quelques internautes avec lesquels les échanges seront réciproquement fructueux. J’ai le droit de rêver, non ? Cela m’aide aussi à prendre du recul. Je suis une introvertie, les grands discours à l’oral et les débats verbaux ne sont pas mon truc. Je préfère la réflexion intérieure, l’analyse et la recherche en profondeur. N’ouvrir la bouche que pour l’essentiel. Parler pour réfléchir à voix haute comme les extravertis, verbomoteurs, c’est pas mon mode de fonctionnement …

Le côté païen des incantations de Mike Olfield

Pendant, que je rédige, j’écoute l’album Incantations de Mike Olfield (1977). Il s’accorde assez bien avec mon état d’esprit lorsque j’écris. Je me souviens l’avoir découvert en 2004, dans le dossier MP3 d’une collègue. Je ne connaissais pas. J’ai bien accroché et ce fond sonore a accompagné mes premières lectures au sujet de la sagesse égyptienne, des paganismes antiques, des néo-paganismes et des spiritualités orientales. On peut entendre dans la Partie 1 à 9:41 et la Partie 2 à 7:44, l’invocation des noms divins :  » Diana, Luna, Lucina. Lumen. » Dans la partie 4, Mike Olfield a repris et légèrement modifié les paroles d’un hymne à Hymne à Diana ou Ode à Cynthia de Ben Jonson écrit en 1599 et publié en 1601. Ci-dessous l’hymne original et la version modifié de Mike Olfield :

Hymne to Diana or Ode to Cynthia Ben Jonson

Queen and huntress, chaste and fair,

Now the sun is laid to sleep,

Seated in thy silver chair,

State in wonted manner keep:

Hesperus entreats thy light,

Goddess, excellently bright.

Earth, let not an envious shade

Dare itself to interpose;

Cynthia’s shining orb was made

Heaven to clear when day did close:

Bless us then with wishèd sight,

Goddess, excellently bright.

Lay thy bow of pearl apart,

And thy crystal-shining quiver;

Give unto the flying hart

Space to breathe, how short soever;

Thou that mak’st a day of night,

Goddess, excellently bright.

》 Version de Mike Olfield

Queen and huntress, chaste and fair,

Now the sun is laid to sleep,

Seated in a silver chair,

State in wonted manner keep:

Earth, let not an envious shade

Dare itself to interpose;

Cynthia’s shining orb was made

Heav’n to cheer when day did close:

Lay thy bow of pearl apart,

And thy crystal-shining quiver;

Give unto the flying hart

Space to breathe, how short soever;

Hesperus entreats thy light,

Goddess, excellently bright.

Bless us then with wished sight,

Thou who makes a day of night…

Certains messages mettent des années à délivrer pleinement leurs sens

En repensant aux années passées, je me suis souvenu d’une expérience marquante. C’était en 2006, je crois. Je m’interrogeais sur la suite à donner à mon cheminement spirituel. Mon dieu/déesse, qu’est-ce que je me prenais la tête pour pas grand chose à l’époque, quand j’y repense ! Mais, bon cela a eu du bon quand même… un soir, en juin je crois… il faisait chaud, temps orageux. J’ai décidé de méditer devant mon autel domestique à ce sujet. Et alors que je désespérais de trouver une réponse, j’étais sur le point de m’arrêter… un mot m’est venu à l’esprit. De l’égyptien ancien, pas un mot familier. Pas de ceux que j’aurai pu étudier ou employer souvent avant cette date. Donc tout à fait surprenant. Ouab. Cela désigne la notion de « pureté » et une catégorie de prêtres, ainsi qu’un stade initiatique je pense, un pré-requis pour entrer au temple (sens propre, comme figuré). A l’époque, je me suis lancée dans son étude dans le contexte égyptien ancien pour comprendre ce que ce mot pouvait bien vouloir signifier. Puis, aussi j’ai tenté d’explorer et de vivre la prêtrise « Ouab »… Mon « dieu/déesse » que de naïve ambition ! J’en ris quand j’y repense. Oui, je ris de moi-même et que ça fait du bien. Mais bon, il me fallait vivre cette expérience. Elle a été formatrice. Et si je devais le refaire, je le referais.

Je comprend rétrospectivement pourquoi ce mot m’a été « suggéré ». Aujourd’hui, ce que j’ai tiré de cette expérience, m’est toujours utile et je dirais même plus que jamais. Mais cela reste très difficile à expliquer. Car sa portée et son impact sont propres à mon cheminement. Si cette clef m’a été donnée, c’est parce qu’elle était particulièrement adaptée au contexte de vie qui est le mien. Mais pas pour la restauration ou la résurgence de cette tradition, comme j’ai pu le supposer. Ma difficulté a été de découvrir que c’est un enseignement vivant dans mon contexte personnel, mais qui n’avait pas à se matérialiser aux travers des mêmes formes (actes, rituels, fonctions…) qu’autrefois. En fait, ce n’est pas en embrassant la carrière de prêtre/prêtresse ouab sous une forme « restaurée », que que je devais forcément incarné et vivre la leçon contenu dans ce mot, le mieux.

 

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